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Point de bilan, les bonnes résolutions très peu pour moi, des promesses non tenues on s'en fait déjà assez comme ça, inutile de s'en rajouter consciemment. En revanche, encore une fois, laisser une trace, faire un petit débrief', écrire pour ne pas oublier, écrire pour prendre du recul et se rendre compte des 365 jours qui viennent de s'écouler. 

Depuis quelques années je me sens femme. Depuis trois ans, je suis SA femme (enfin nous sommes dans le pêché !). Depuis le 14 juillet 2011, je suis maman. Et depuis cette fête nationale qui restera gravée dans nos annales, je me sens encore plus femme. Le fait de devenir mère n'a fait qu'entrouvir encore plus les portes de la féminité, de la sérénité, du "être bien dans ses pompes".

Des débuts difficiles, un couple qui se cherche, s'aime, mais ne se trouve plus.

Des moments de béatitude devant notre progéniture, des moments d'inquiétude aussi, des moments de doutes, d'enguelades, de fatigue, de solitude et d'incompréhension.

L'impression d'avancer dans la même direction, de se battre pour une même cause, mais l'un à côté de l'autre et non l'un avec l'autre.

Toujours ce sentiment d'amour très puissant, infaillible, celui qui nous fait tenir et nous fait nous dire que oui, nous avons fait le bon choix, et qu'il faut juste être patient, que c'est certain, un jour, on se recroisera, on se retrouvera, c'est évident.

Arriver à se dire que, finalement, nous ne serons plus jamais les mêmes. Qu'il faut faire une croix sur ceux que nous étions. Cela n'est pas irréversible, non...il faudra juste attendre d'avoir le temps de se consacrer l'un à l'autre, comme avant.

Réaliser que l'arrivée d'un enfant dans un couple métamorphose son équilibre, mais que finalement le plus dur est passé, les suivants bénéficiant du passage de leur aînée.

Se demander par quoi étaient rythmées nos journées avant son arrivée ? Se remémorer quels étaient nos passe-temps ? La douceur d'une longue soirée où seule notre petite personne était au centre de notre attention...

Se souvenir que si nous avons voulu un enfant, c'était que cette envie de transmettre, de partager, de ne plus se contenter de nos simples nombrils était devenue trop grande.

Se dire enfin, que ces 365 jours, plus que jamais, ont été synonymes de bonheur, de joie, d'émotions, d'admiration, de rires, de fou-rires, de danse, de jeux, de découvertes...

Ces 365 jours sont certainement les plus riches que nous ayons connu, jusqu'à présent...

Une richesse telle, qu'elle me comble, me rend forte, plus forte, me rend heureuse, la plus heureuse.

Se retourner et se dire : "Wouah, c'est nous qui avons construit cette famille ?!".

Se retourner encore une fois et se dire : "Ce sera encore lui le père de mes enfants". Penser de plus en plus souvent à celui qui a été mis un peu de côté, bon gré ,mal gré, durant quelques temps. Celui qui a toujours été là, souriant, aimant, attentionné... Celui qui a tout fait pour que le couple perdure, au milieu de ce méandre de gazouillis, couches et compagnie... Celui qui me porte, me soutient, m'aime jour après jour. Un être si patient, si doux, si tout...

Prendre le temps de lui dire "Merci !", continuer à l'aimer, et tout lui donner.

Puis, regarder vers l'avant, avoir envie de simplicité, d'amour, de bonheurs simples, de petites joies, de progrès, de franchissements...

Continuer à l'accompagner, Elle, cette petite boule d'amour qui fait ceux que nous sommes aujourd'hui. Continuer à la guider. La regarder, tout doucement, sans en perdre une miette, et comme pour figer le temps, s'épanouir, gagner en autonomie, apprendre et s'affirmer.

Etre capable par notre accompagnement de lui donner les clés qui lui serviront plus tard à affronter cette chienne de vie. La préserver, la laisser grandir et évoluer à son rythme, dans cet environnement que nous avons choisi pour elle, plus doux, plus calme, plus serein. Lui permettre de prendre conscience de sa chance, lui transmettre des valeurs, nos valeurs, la simplicité...

Se dire que nous allons continuer à privilégier nos moments à trois... Et poursuivre sur notre lancée et s'octroyer des moments à deux. En plus et en mieux. Des moments rien que pour nous, où j'ai l'impression de redevenir comme avant, avec cette petite chose en plus, cette petite flamme qui m'habite désormais 365 jours sur 365.

Et puis ce travail entamé, sur moi. Cette envie d'aller mieux, de canaliser mes émotions, et de me zénifier. J'ai passé un cap. Je m'en sens désormais capable. Etre moins impulsive, moins dure, pour les miens bien sûr, mais aussi et surtout pour moi, mon bien-être.

Et ce projet...ce blog...ces nouvelles envies professionnelles.

Mais comme pour le reste, je n'ai pas envie de me presser, de courir après le temps. J'ai juste envie de profiter, d'observer, de me poser et de ne surtout pas oublier que les 365 jours à venir sont un cadeau, un cadeau qui vaut de l'or.