Il y a les piliers, familiaux et/ou amicaux, les repères, les habitudes, les automatismes, toutes ces petites choses qui, quand votre monde vascille, sont là pour vous rassurer, vous conforter et réconforter.

Ces piliers ou bouées de sauvetage auxquelles nous nous raccrochont en cas de forte houle, de simples petits grains.

On est habitué à eux, on ne s'en dissossie pas, parfois même on les ignore complètement tant ils font partie de nous et de notre décor.

Et puis un jour...

Un jour on se rend compte que nos piliers ont changé. Bien sûr il y a les indispensables, les indécrottables, les essentiels. Ceux de toujours et de tous temps.

Mais lorsque le bateau tangue, on se dirige vers d'autres personnes, celles que l'on a choisies. Ce qui ne nous empêche pas de renier les autres. De les remercier aussi pour tout leur soutien dans les moments de doute, de crise, de peur.

Il y a juste eu un passage de relais, naturel, logique, limpide.

A la base il y avait des piliers, le plus souvent familiaux. Des personnes d'une même tribu qui vivent en cercle restreint. Puis chacun grandit, change, évolue, bouge... Et c'est alors, que le plus naturellement du monde, on se tourne vers d'autres en en qui on se retrouve, en qui on se voit à un moment précis de notre vie.

Qu'il est bon de s'enrichir de la sorte, humainement, socialement. Qu'il est doux de se laisser guider et de se rendre compte du chemin parcouru, sans jamais renier le point de départ. Une seule entité. Une seule personne qui appartient toujours à la même histoire.

Je crois que j'ai coupé le cordon. C'est grave docteur ?

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