Remettons les choses dans leur contexte...

Nous vivons sur une île, au milieu du Pacifique, avec pour voisins la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Vanuatu, les Fidji...et j'en passe.

Nous avons deux saisons. Un été, qui dure environ 9/10 mois, et un hiver. Et d'hiver notre saison hivernale n'a que le nom. Bien sûr nos corps habitués aux chaleurs de nos latitudes frissonnent la saison fraîche venue. Mais soyons honnêtes, les températures oscillent entre 25/27° la journée et minimum 15/17° la nuit.

Il y a quelques mois, notre fille est partie en NZ avec son père. Et elle a pu y découvrir la neige, deux petites heures, première glisse, première descente en luge.

Peu après, nous avons programmé un voyage en métropole pour les fêtes de fin d'année, en promettant à notre "caillafou" de réserver une semaine de ski chez son grand-père.

Elle était toute excitée la Mini. Je croyais que c'était plus par mimétisme cette envie frénétique de fouler à nouveau la neige. A force de nous entendre parler flocons,  d'odeur de chaussettes humides, de panses bien remplies de raclettes et autre roblochonnades...

Pour moi, c'était une lubie.

Arrivée à Serre-Chevalier, la mission de la première journée était d'équiper Mamzelle et de l'inscire à l'ESF.

En sortant du bureau de l'école de ski, Mahina a saisi nos deux mains avant de s'exclamer du haut de ses 3 ans : "Merci papa, maman. Merci !", le tout avec des étoiles plein les yeux. Que dis-je des étoiles...la voie lactée se reflettait dans le regard de notre popinée.

On a faillit sortir les mouchoirs l'homme et moi. Parce qu'on savait qu'on allait lui faire plaisir, ça oui. On la connaît la ptiote : avide de sensations fortes et d'activités nouvelles. Mais je n'avais pas pris conscience que notre fille avait, elle, bien conscience qu'il s'agissait d'un truc particulier cette semaine au ski. Comme un goût nouveau, rare et donc qui se savoure...

1511058_10152649358781033_5256259045745389754_n

Elle a savouré la Mini, ô que oui...