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Des billets fleur bleu, il y en a eu, rassurez-vous (ou pas), il y en aura encore.

Les billets remise en question, eux, ont fait leur apparition depuis quelques mois par ici.

Les billets coups de gueule, trop plein, goutte d'eau... Mais aussi ceux d'analyse, de profonde réflexion...

Derrière tous ces mots se cachent une vicieuse vérité. Celle que quoique l'on dise, nos actes n'en sont pas, pour autant, changés.

La véritable épreuve n'est finalement pas la prise de conscience, puis l'analyse, enfin l'acceptation.

Le plus dur combat à mener, est celui de se battre contre soi-même, de se faire violence, pour adopter ces nouveaux comportements, aussi étrangers à notre façon d'être qu'un ouzbèque à un mauricien (cherchez pas, cela m'est venu comme ça).

Il est là le combat de la dernière chance. Cette insidieuse, perfide et ô combien âpre bataille.

"Allez, hop, la douche, dix minutes, puis j'enchaîne sur le dîner... Après on joue quelques minutes, puis ce sera lavage de mains, brossage de dents, histoire, une, deux, puis dodo ! et à moi la canap's et ses coussins moelleux". Cette phrase, comme des dizaines, que dis-je, des centaines d'autres, est devenue ma pire ennemie. Je la contrecarre, la balaye d'un revers de main, lui envoie un grosp coup de tête-balayette !

J'essaie tout simplement d'aller à l'encontre de ma propre nature.

Et c'est un exercice de tous les jours, de chaque minute et de la moindre nano-seconde... Je me délecte d'une bonne douhce chaude, qui désormais, peut s'étaler, tant que j'y prends du plaisir...

Chaque "tâche" doit devenir synonyme de plaisir : on est pas obligé de jouir en ouvrant son gel douche bien entendu. Mais à un moindre niveau, un tout petit geste peut devenir si bon... L'odeur de notre savon préféré, à l'ouverture de l'opercule, le soir, sous un jet d'eau chaude. Les 2 minutes de coiffage de la Miss, en sortant du bain, se racontant des carabistouilles sur le lit. La dégustation d'un oeuf à la coque, puis se dire que ce serait sympa de le peindre, oui la tout de suite après le dîner. Oui on a déjà pris le bain, et alors ?! Le lâcher prise, le fameux, le salop, le nigot...

Celui qui fait que oui cette tâche est chiante, mais en la prenant autrement, ne peut-elle pas devenir plus attrayante ?

Je ne suis plus en retard, j'ai pris mon temps.

Je n'ai plus échoué, j'ai essayé.

Je n'ai plus besoin, j'ai envie.

Je ne suis plus frustrée, je fais mon maximum.

Je ne suis plus en quête de, je savoure.

Finalement et contre toute attente, ça vient. Petit à petit, ce moi d'avant vient à disparaître. Il y a encore bien des rechutes. Mais, désormais, à chacune d'entre elles, il y a une prise de conscience immédiate, quasi.

Je me bats, mais je sens que j'y arrive et je suis fière de moi. Et ça aussi c'est nouveau tiens !