brico276a

Vous connaissez le chamboul'tout ? Moi non plus ! Mais ma vie est toute chamboulée !

J'aime mon homme. Plus que tout. J'aime ma fille. J'aime ma vie.

Depuis quelques mois, les remises en question s'enchaînent, les caps défilent, les obstacles sont surmontés, d'autres apparaissent.

Un facteur déclencheur, la découverte d'une maladie grave chez ma maman. Et depuis une seule et unique envie : profiter de la vie, de chaque instant. Sans foncièrement changer, mais en appréciant les choses simples, et celles qui le sont moins, à leur juste valeur.

J'étais loin de me douter que le simple fait de vouloir juste être Heureuse allait provoquer un tel remue-ménage.

Parce que forcément, même si cela ne me semblait pas évident, profiter et être heureuse engendrent automatiquement une recherche de bien-être, une sorte de quête intérieure. Cette recherche, cette quête, appelez-là comme vous le voudrez, ne se fait rarement sans questionnement, sans introspection.

Alors, le plus logiquement du monde, on commence par sa petite personne. On en fait plus ou moins vite le tour. On se questionne, on analyse, on cherche et on finit, ou pas, par comprendre. On découvre des clés. Des portes s'ouvrent, d'autres se ferment... Les choses se font et se défont lentement.

Puis, on en vient à l'entourage. Et de l'entourage éloigné, on passe au proche, puis aux très proches.

Et cette sensation de vivre dans un grand huit. Les montagnes russes... Le choc des émotions.

Voir sa moitié, par amour, par choix, par envie, enclencher dans la même lancée. Se dire que ce type la mon vieux, il est terrible ! La certitude que c'était bien lui, mon mari et le père de ma fille.

Avancer, puis reculer, stagner, tâtonner... Se confronter, à soi, à lui, à nous. A cet ancien moi, à son ancien lui et à ce nous que nous aspirons à devenir. Mais une seule certitude : la volonté de ne plus jamais vouloir se retourner. Sur nos souvenirs, si, sur notre passé aussi heureux fût-il, aussi. Mais ne pas regretter, ne pas ressasser. Continuer de se battre pour ce meilleur que nous avons choisi.

Ne pas être à la poursuite de la perfection. Non. Juste vouloir vivre mieux, plus serein, plus posé. Mais pour cela, il y a de fâcheuses habitudes à abandonner. Larguer de vieux réflexes. Oublier d'anciennes manies. Passer à autre chose. Devenir enfin cet être auquel on aspire tant.

Alors c'est dur, c'est usant, fatigant, pesant. Souvent je me dis que je préférerais ne rien avoir changé, parce que le combat est long et acharné. Mais je me dis aussi que l'issue n'en sera que meilleure.

Alors oui mon amour, nous traversons des mois de galèriens. Nous enchaînons les discussions, les réflexions. Nous nous couchons trop souvent le dos tourné. Les soirées sont parfois bien silencieuses, le temps de digérer et de respirer. Les étreintes se font plus rares, même si elles sont d'une certaine intensité.

Mais cette bataille n'est pas veine. Je la mène ou la subis, ça dépend des jours, pour moi, pour toi, pour Nous, mais aussi et surtout pour elle. Cette petite fille en devenir, la chaire de notre chaire. Ce petit être conçu il y a trois ans, et à qui j'ai envie de transmettre la simplicité des sentiments, du bonheur et de la vie. Pour qu'elle soit riche en son dedans...;-).

Je sais que nous sommes forts et que nous avons des ressources.

Ce combat, je ne peux le mener qu'à tes côtés. Tu es le seul qui m'aime assez pour l'avoir accepté. Je t'en serais, à jamais, reconnaissante. C'est, après notre fille, et notre mariage, ta plus belle preuve d'amour.

Et bien souvent, oh oui, bien souvent mon Amour, je doute. J'hésite, je recule, j'ai peur, terriblement peur. Mais à aucun instant, à aucune seconde, notre amour n'a été remis en question.

Merci d'être là, et de faire ce bout de chemin avec moi.

Notre famille est belle. Et notre famille grandit, se construit. J'aime le visage qu'elle prend.

photo (6)