Presque un mois que je ne suis pas passée par ici.

Après ce flots de sentiments déversés, comme une certaine pudeur à revenir. Et pourtant, ces mots aposés les uns à la suite des autres me font un bien fou.

Mais entre-temps, un énième coup dur est venu toquer à notre porte, et celui-ci, je ne pouvais le partager ici.

L'impression d'un acharnement, de cette foutue loi des séries qui ne s'enraye pas...d'un mauvais disque rayé, d'une histoire sans fin.

Puis le calme après la tempête. On accuse les coups, on digère, on se relève et on sourit. Oh que oui on sourit. Tous les matins, devant les cheveux ébouriffés de notre Mini, tous les soirs devant un simple plateau TV, tous les jours grâce à un rayon de soleil, un sourire, un geste, une attention.

Et puis on pleure, toujours, encore un peu. Et surtout ne pas retenir. Ne pas se retenir.

On se perd parfois, même si les bonnes résolutions ne sont jamais loin, on oublie, on s'oublie. La fatigue, l'attente, l'épuisement, l'essouflement...

Comme si chaque centimètre de ma peau, chaque parcelle de mon cerveau, chaque morceau de ma famille étaient touchés les uns après les autres.

Tel un ras de marée, la vague emporte tout sur son passage...avant de laisser le temps faire son travail.

J'en chie. Ô que oui... L'impression d'être si seule. Que même ma moitié parfois ne peut me comprendre. Envie d'utiliser des mots dures, des mots forts, des mots méchants pour qu'il comprenne... Non pour le toucher, le livrer au même combat que le mien...

Je ne suis pas seule, loin de là. Mais cette sensation, quand rien ne va plus, qu'on ne peut se raccrocher à rien. Qu'il faut tout laisser "foutre le camp", avnt de reprendre les rennes de sa vie.

Oui, nous enchaînons, personnellement, professionnellement, physiquement... Mais finalement, n'est-ce pas cette saleté de mauvaise nouvelle ui nous chamboule ? Qui nous fait tout remettre en question. ? Une leçon de vie, une leçon de choses, pour ne jamais oublier où est l'essentiel, l'indispensable, le bonheur.

Des petits plaisirs simples, des regards, une présence.

Des amis, une bonne table, des sourires.

Des engueulades, des crises de nerfs, des craquages, mais toujours, toujours une épaule sur laquelle se reposer.

Je ne suis pas seule, je suis trois. Et ce trio me rend si forte. Je ne peux flancher. Et je n'en ai pas envie. Tout cela me donne encore plus envie de me battre, que nous nous battions, tous les trois. Notre vie sera celle que nous avons toujours souhaité, dont nous avons toujours rêvé. Je n'ai jamais pris de résolutions et jamais fait de promesse par ici. Celle-ci sera, indubitablement, la première et la dernière.