facebook-j-aime-pas[1]

On l'aime notre moitié, on la chérit, on la bisouille, on la chouchoute, on lui prête attention ! Oui mais : 

J'aime me lover dans ses bras à la première sonnerie du réveil le matin... Je n'aime pas ce râle du matin, où je finis, inlassablement, par me faire torpiller par son halaine fétide.

J'aime réchauffer mes pieds glacés sous ses cuisses toutes chaudes, mais je n'aime pas me faire envoyer pêtre, à n'importe quelle heure de la nuit, parce que je me suis ENCORE emberlificotée dans la couette.

J'aime l'odeur de son déo le matin dans la salle de bains, je m'agace à la vue de ce tube de dentifrice toujours posé A CÔTE du pot à brosses à dents.

J'aime voir ses caleçons séchés sur le fil à linge, à côté des mini-culottes de la poulette, mais je n'aime pas les mêmes caleçons, après utilisation, posés à même le sol de la salle de bain, nargant ainsi le panier à linge sale. Heureusement, la Mini, ELLE, met ses culottes au linge sale.

J'aime ses préparations culinaires : les poivrons au four, le pain grillé et jamais jetté, la persillade, les nasi goreng, mais j'exécre ma cuisine en chantier : les miettes jonchant le sol, les bouteilles d'eau jamais re-remplies, les bouts de fromage et autres plats repositionnés dans le frigo sans avoir été préalablement fillmés...

J'aime ses petits bouquets ramenés régulièrement après une journée de travail, et pas forcément après une dispute, mais je n'aime pas voir les dits bouquets fânés et se décomposer petit à petit, attirant moucherons et autres bestioles (quoi on avait dit la main verte c'est lui !).

J'aime le voir s'activer dans le jardin, torse nu, à chaque moment de libre, mais je n'aime pas son jardinage intempestif lors des coups de feu que nous pouvons connaître parfois dans la maisonnée.

J'aime son calme, sa sérénité, sa zénitude. J'aime pas son calme, sa sérénité, sa zénitude qui me font parfois péter un plomb, moi la sanguine aux racines breto-siciliennes !

J'aime quand il vient me réveiller, avec la Mini, plateau ptit déj' à la main, mais je repousse inlassablement le moment où je vais retrouver ma cuisine sans dessus-dessous pour 2 tartines grillées, un kiwi et un café.

J'aime vivre avec lui malgré tous ces petits "à côtés". Impossible de lui en vouloir trop longtemps, malgré mes nombreuses remontrances.

Quand l'Homme part sur un chantier, quittant ainsi le domicile familial, nous vivons comme dans notre bulle, en suspens, attendant son retour impatiemment. La petite compte les dodos, et je crois bien que moi aussi... Et je me surprends, moi la maniaque du rangement, à me dire que je préfère 10 fois, 100 fois, mille fois, un caleçon qui traîne, un tube de dentifrice non rebouché et une cuisine minée, qu'une vie de Tic sans son Tac.