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Je n'y croyais plus... Je ne m'en pensais plus capable... Je ne l'envisageais plus et me cachais derrière de fausses excuses. Depuis une semaine, j'ai repris le sport ! Et je sais, que bon nombre d'entre vous vont comprendre mes mots/maux...

Quand on devient mère, on passe par de multiples phases : la phase coocooning, où bébé est le centre du monde, où rien d'autre ne nous intéresse... La phase, je reprends vie et m'intéresse de nouveau à ce/ceux qui m'entourent, mais à petite dose homéopathique... La phase j'allaite plus, je retrouve ma forme, je fais péter les mojitos et les paquets de clopes !!!! Puis, vient la phase, j'ai de nouveau envie de profiter, d'avoir des moments pour moi, mais impossible de laisser ce petit bout de nous...

Bref, des phases, il y en a, beaucoup. Parfois, on les dépasse, parfois on fait des rechutes. Et puis un jour, sans prévenir, on se sent prête. Prête à laisser son bébé une soirée, un week-end, prête à ne penser qu'à soi quelques heures durant...

En fait, depuis que je suis mère, je me questionne, je me remets en question, et je me rends compte qu'encore une fois l'adage "tout vient à point à qui sait attendre" se vérifie... Effectivement, tout se fait naturellement, à un rythme bien définit...

Depuis que je suis mère, j'ai décidé que je me forcerais pas... J'ai opté pour faire les choses lorsque j'en aurais vraiment envie et lorsque je m'en sentirais capable. Ne pas se forcer, pour pouvoir bien le vivre et que par conséquent, ma fille le vive bien aussi !

Et, (je reviens donc à mes moutons....je sais, je suis longue à la détente...), depuis lundi, je m'octroie 4 heures de sport par semaine... 4 heures de Full contact. Deux soirs par semaine, je ne gère que les "bons côtés" : aller chercher ma puce chez sa nounou, rentrer, jouer, et prendre le bain... Je m'échappe ensuite pour mon cours et papa gère le reste.

Deux heures, deux petites heures, deux pleines heures...de défoulage, d'activité intense, de cerveau qui se vide, de neurones qui ne réfléchissent plus... Deux heures où je redeviens la nana sportive que j'ai toujours été, une nana, pas une mère, ni une femme, non une fille qui s'éclate dans son sport ! Et en deux séances, quel bien être, quel sérénité, quel bonheur !

Depuis quelques temps cela ne m'était pas arrivé, mais j'ose le redire pour la première fois depuis longtemps : je suis fière de moi !

Et vu que j'ai tendance à être un peu à fond, je ne m'arrête plus et ce week-end c'est kite pour maman, pendant que papa et Mahina feront des chateaux de sable !

Etre mère, c'est savoir évoluer, mûrir, et grandir avec son enfant. On passe un cap ! Elle est plus autonome et je le deviens aussi par la force des choses et cela me rend heureuse !